Vinicunca, la montagne aux 7 couleurs (Pérou)

En ce 26 avril, le réveil est difficile : nous nous levons à 3 h du matin ! En effet, aujourd’hui, nous partons faire l’ascension de Vinicunca [ou Winikunka en quechua], aussi connue sous le nom de montagne aux 7 couleurs, laquelle culmine à 5 200 m d’altitude.

Tout avait été réservé la veille dans une agence de la Plaza de Armas (place d’Armes), à 100 m de notre hôtel. Toutes les agences proposent l’excursion à un prix similaire (30 à 40 $US par personne).

De Cuzco [ou Cusco], où la nuit fut… agitée pour Madame, il nous faudra plus de trois heures en bus pour atteindre le départ de la randonnée. Nous quittons la ville à environ 4 h du matin, le bus ayant au préalable ramassé tous les randonneurs des alentours.

Après deux heures de route, nous nous arrêtons à Cusipata pour prendre le petit-déjeuner : du pain, de la confiture et du thé à la feuille de coca pour contrer le mal des montagnes.

Il reste ensuite une bonne heure de route pour atteindre le départ de la randonnée.

Nous arrivons sur le parking (bien rempli) à 8 h 30. Selon mon GPS, nous sommes à 4 530 m d’altitude (nouveau record très provisoire) et il fait relativement frais, sans plus, avec un ciel nuageux.

Hormis quelques baraquements, on ne trouve rien d’autre — et heureusement ! Seuls les chevaux et les lamas viennent « perturber » la tranquillité des lieux. Enfin, ça, c’était sans compter sur les hordes de touristes (dont nous faisons partie…). J’y reviendrai.

Nous entamons la randonnée à 8 h 35.

On passe le contrôle des tickets d’accès ! Ça rigole pas. 😀

C’est reparti !

Nous arrivons au km 1, à 4 522 m selon le panneau et 4 548 m selon mon GPS. Peu de dénivelé jusqu’à présent, mais la marche est tout de même relativement difficile compte tenu de l’altitude élevée, surtout pour Madame qui est malade !

Les paysages — quasiment vierges — sont magnifiques.

Certains marcheurs ont déjà « abandonné » et montent désormais à cheval…

Il y a tout de même des gens qui vivent ici !

C’est à l’amorce du km 2 que le sentier commence à être plus pentu. La file de marcheurs s’étire…

Nous y sommes : km 2, à 4 604 m selon le panneau, 4 606 m selon le GPS.

Des locaux sont là pour louer leurs chevaux aux marcheurs épuisés (70 soles).

Ce sera d’ailleurs le choix de Madame qui, étant donné son état de santé, s’est déjà surpassée. Elle aura effectué plus du tiers du parcours, ce qui est déjà très bien.

Je continue donc seul, et accélère un peu, les sensations étant bonnes. Le sommet se situe en haut et au centre de la photo.

J’arrive au km 3, à 4 743 m selon le panneau, 4 731 m selon le GPS.

Km 4, à 4 838 m selon le panneau ou 4 819 m selon le GPS.

Regard dans le rétroviseur : nous sommes partis de tout au fond, en bas.

Peu avant le km 5, les chevaux s’arrêtent et ne vont pas plus loin. Ceux qui souhaitent atteindre le sommet doivent terminer à pied (il ne reste plus grand-chose).

Km 5 que voici, à 5 009 m selon le panneau ou 4 958 m selon le GPS. C’est la dernière ligne droite… qui monte ! Chaque pas est une épreuve mais je tiens la forme !

C’est superbe !

Ça y est, je suis au sommet, à 5 038 m selon le GPS, après 5,29 km de marche et 625 m de dénivelé positif avalés en 1 h 43.

En contrebas, la file ininterrompue de marcheurs…

Là encore, j’ai réussi à prendre une photo (gratuite) de l’autochtone et de son lama d’exposition…

Quelques vues des montagnes et glaciers environnants.

Le sentier continue vers la vallée Rouge…

Enfin, voici la vue la plus emblématique de Vinicunca, ou montagne aux 7 couleurs ! Malheureusement, le ciel bleu n’est pas de la partie.

Selon Wikipedia, « Cette montagne doit sa couleur à une accumulation de sédiments depuis des millions d’années. Son aspect multicolore, totalement naturel, est dû au mélange d’oxyde de fer rouge, de la couleur verte du sulfate de cuivre et du soufre jaune ».

Bon, côté face, nous avons eu droit à des centaines de touristes concourant pour le plus beau selfie en haut de la montagne [leur gueule étant plus intéressante que les paysages !], aux drones polluant (par le bruit, surtout) cet instant magique et, d’une manière générale, aux comportements de certains qui me rappellent que nous ne sommes pas du même monde… J’avais hésité à faire cette excursion et, avec du recul, je ne l’aurais pas faite. C’est magnifique, mais c’est devenu, en deux ans seulement (!), une véritable autoroute à touristes et une usine à fric pour les agences locales.

Heureusement, notre forfait comprenait une balade additionnelle jusqu’à la vallée Rouge, située un peu plus loin, à peu près à la même altitude. Et là, quasiment personne ! Le bonheur…

Nous arrivons au mirador Pururaucas, à 4 950 m d’altitude. La vue sur la vallée Rouge est magnifique.

Nous aurions pu redescendre par là, mais notre guide nous a avertis de la nature du terrain (très instable) et du détour à effectuer, lesquels ont fini de nous convaincre de ne pas le faire.

Lors de la descente, nous avons eu quelques flocons de neige, et les paysages ont blanchi tout près de nous.

Le retour à Cuzco sera long et fatigant, dans un bus sans chauffage qui finira par nous achever. Ce fut une très longue journée et, comme je l’ai dit plus haut, je ne suis pas sûr que la beauté des paysages vaille le déplacement, notamment à cause d’une trop grande affluence de touristes (indisciplinés). À vous de voir… 😉

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