Chinchero & Moray (Pérou)

Ce matin, nous quittons Cuzco à destination d’Ollantaytambo, sur la route qui nous mènera au Machu Picchu. Les deux étapes du jour seront les sites archéologiques de Chinchero et Moray, situés dans la vallée Sacrée des Incas.

Il est à noter que, pour visiter Cuzco et la vallée Sacrée, il est obligatoire d’acheter (au prix fort) le boleto turistico, ou ticket touristique en bon français. Plus d’informations dans cet article.

Oui, nous n’avons pour ainsi dire rien vu de la magnifique ville de Cuzco — capitale de l’Empire inca —, mais nous y reviendrons bien évidemment plus tard.

Côté pratique, nous avons laissé le plus gros de nos affaires à notre hôtel et emporté le strict nécessaire pour les cinq jours à venir. Ce matin, nous rejoindrons Chinchero et Moray en taxi, après avoir quelque peu négocié.

Il y a près d’une heure de route avant d’arriver au village andin de Chinchero, à 3 760 m d’altitude. C’est paisible et bien vert.

Comme on le voit, l’une des particularités de ce village sont ses terrasses agricoles incas.

Mais commençons par le village en lui-même, tout blanc et tout mignon avec ses maisons construites en adobe et ses rues pavées.

Voici la superbe église du village, construite au XVIIe siècle. Malheureusement, nous ne verrons pas l’intérieur, celle-ci n’étant ouverte que le dimanche (nous sommes vendredi).

À ses pieds, un marché traditionnel ; la spécialité du village de Chinchero est le tissage.

Puis les magnifiques terrasses agricoles et ses imposants murs de pierres. Impressionnant !

Admirez ce travail d’orfèvre…

Les pierres doivent faire leur poids ! Quant à leur assemblage, cela reste parfois énigmatique…

Je sais, pas mal de vues se ressemblent, mais je ne m’en lasse pas !

Vue sur la vallée en contrebas.

Malgré l’altitude, c’est très vert ; on sent que l’on se rapproche de la partie amazonienne du Pérou. En tout cas, cela n’a plus rien à voir avec les paysages arides voire désertiques de la région d’Arequipa.

Derniers moments à Chinchero, le temps de la pause de midi.

Pour vous, j’ai pris les tarifs du boleto turistico en photo.

Comment ! les étrangers que nous sommes paient presque deux fois plus cher que les Péruviens ! Cela ferait bondir un socialiste… Pas nous. Néanmoins, plus de 50 CAD par personne, cela reste une dépense importante.

Après cette belle visite, nous continuons notre route (toujours en taxi) en direction du site archéologique de Moray, à environ une heure de Chinchero.

Moray, c’est un ancien centre de recherche agricole inca, situé à 3 500 m d’altitude. Le site est composé de trois amphithéâtres, eux-mêmes constitués de plusieurs terrasses disposées en cercle concentriques.

Les Incas y pratiquaient des expériences agricoles. La topographie particulière (les terrasses) et l’altitude des lieux occasionnaient plusieurs microclimats, ce qui était favorable aux cultures.

Comme on peut le voir, chaque niveau est desservi par un système d’escaliers dont les marches sont directement incrustées dans les murs.

Des canaux d’irrigation apportaient l’eau sur chaque niveau par l’intermédiaire de rigoles creusées dans la pierre.

La journée, les murs, très épais, emmagasinent la chaleur, puis la restituent la nuit. Les différents étages des amphithéâtres sont donc soumis à plusieurs microclimats. Ainsi, la température peut être très différente selon que l’on soit en bas ou tout en haut du site.

Somme toute, Moray reste un lieu empreint d’un certain mysticisme, et l’on ne peut que rester bouche bée devant une telle œuvre architecturale. C’est véritablement grandiose.

La visite terminée, notre taxi nous dépose à l’intersection de la route allant de Urubamba à Chinchero et de celle menant à Moray. Nous prenons un collectivo (sorte de minibus local) avec deux Hollandais qui, comme nous, doivent rejoindre Urubamba dans un premier temps.

De là, nous prenons un autre collectivo à destination de Ollantaytambo, notre point de chute. Il fait nuit, nous sommes fatigués et je suis toujours malade — peut-être même encore plus aujourd’hui. Et le Machu Picchu approche… Il va falloir faire quelque chose !

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