Golden Gai, Tokyo (Japon)

Pour notre dernière soirée à Tokyo, j’avais à cœur de me rendre dans le fameux quartier du Golden Gai, à Shinjuku.

Avant ça, nous nous perdons quelque peu dans les petites rues. Nous croyons être arrivés lorsque l’on voit cet écriteau.

Mais que nenni ! C’est en fait une petite ruelle où sévissent quelques prostituées.

En fait, le Golden Gai est un peu plus loin !

Vous allez me dire : mais comment se repérer dans Tokyo ? Comment savoir où aller ? Eh bien grâce à une merveilleuse application (gratuite) appelée Maps.me.

Le gros avantage de cette application, c’est qu’elle fonctionne hors ligne ! Il suffit de l’installer sur son téléphone ou son iPad, de télécharger la carte des lieux que l’on va visiter avant de s’y rendre, et l’affaire est dans le sac ! On l’a utilisée tout au long de notre voyage au Japon et elle fut d’une grande utilité.

Mais revenons à nos moutons.

À 21 h 30, nous arrivons devant « l’entrée » du Golden Gai.

En réalité, le Golden Gai est composé de six ruelles tellement étroites qu’une petite voiture ne pourrait pas y passer !

C’est un lieu extrêmement connu à Tokyo et éminemment préservé. En effet, c’est l’un des derniers vestiges de ce qu’était la capitale nippone dans les années 1950. Entre le terrible séisme de 1923 et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, le Japon et Tokyo en particulier furent très touchés. De fait, beaucoup de bâtiments furent reconstruits et c’est un petit miracle que, aujourd’hui encore, Golden Gai ait survécu et que son style de vie ait perduré. Surtout au milieu de la frénésie commerciale et verticale de Shinjuku !

On trouve ici quelque 200 bars ou cafés, si minuscules que seules 3 à 6 personnes peuvent y tenir à l’intérieur ! Et encore, en se serrant !

Si, vu du ciel, ce quartier pourrait faire penser à un vulgaire bidonville, il n’en est rien. Il est plutôt le reflet d’un Japon d’antan. D’un Tokyo plus traditionnel. Moins occidentalisé.

D’ailleurs, bien que les bars n’ouvrent qu’à 21 h ou 22 h, le coin est très sûr. Nous sommes à Tokyo, hein. Pas à Paris. La clientèle de ces bars est, pour beaucoup mais pas seulement, composée d’artistes et de célébrités.

Cela se ressent sur le prix des consommations. Outre un droit d’entrée (comme dans certains restaurants) de 500 à 1 000 ¥, les consommations sont relativement chères, de l’ordre de 800 ¥.

Comme il est interdit de prendre des photos, il n’est pas évident de retranscrire l’ambiance qui règne dans ce quartier atypique. Impossibilité absolue de vous montrer l’intérieur de ces bars minuscules.

Faudra venir…

Il faut s’imaginer que chaque porte ou presque abrite un bar différent ! J’insiste sur le caractère quasi microscopique de ces bars ; c’est vraiment impressionnant. Chaque établissement a son identité propre, son style de musique, ses habitués.

En revanche, beaucoup n’acceptent pas les étrangers. Cela dit, les personnes parlant japonais seront favorisées.

D’autres bars, au contraire, incitent les touristes à entrer.

Bref, le Golden Gai est vraiment un lieu à voir à Tokyo, mais après 21 heures seulement. On en fait le tour en un quart d’heure mais on peut y rester plus longtemps pour s’imprégner de l’ambiance, voire toute la nuit si l’on a les moyens et que l’on parle japonais… 😉

Voilà, Tokyo, c’est terminé ! Personnellement, j’ai adoré. Le peu que nous en ayons vu m’a comblé : un mélange de modernité absolue, de traditionnel, de gratte-ciel et de néons multicolores, et de petites rues faisant oublier que l’on se trouve dans une mégapole de 30 M d’habitants.

Demain, direction Kanazawa, au bord de la mer du Japon !

Facebooktwittergoogle_pluspinterestby feather

2 commentaires


  1. Wow ! Ce Golden Gai est absolument fascinant ! Merci d’avoir posté la photo où on voit le quartier d’en haut; ça donne une idée à quel point c’est minuscule.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *