Les lignes de Nazca (Pérou)

Après avoir visité les dernières merveilles de la vallée Sacrée, près de Cuzco, nous prenons un bus de nuit de la compagnie Cruz del Sur à destination de Nazca [ou Nasca], à plus de 700 km de là, dans le désert côtier péruvien.

Après 14 h de trajet (18 h- 8 h), nous arrivons à Nazca au petit matin, presque 3 000 m plus bas que Cuzco. Ici, le climat est désertique ; il ne tombe pas plus de 5 mm par an… Néanmoins, il est rare qu’il fasse plus de 35 °C.

Pas le temps de s’attarder ; nous filons à l’aéroport de la ville, où nous avons réservé un survol des fameuses lignes de Nazca avec la compagnie AeroParacas.

Les lignes de Nazca, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce sont ces immenses géoglyphes mystérieux, connus dans le monde entier. Plusieurs hypothèses circulent au sujet de leur origine, mais aucune ne fait consensus.

[Dernièrement (juin 2019), des chercheurs japonais ont avancé une nouvelle explication, qui vaut ce qu’elle vaut…]

À l’aéroport, l’attente est un peu longue, mais nous avons droit à une petite réduction (70 $ US au lieu de 85 $ US).

Ça y est, c’est l’heure ! Voici le coucou à bord duquel nous allons effectuer un vol de près de 45 minutes.

Bien sûr, afin d’éviter tout désagrément intestino-vomitif, j’ai bien pris soin de ne rien avaler ce matin…

Et… c’est parti !

Nous sommes quatre passagers, plus le pilote et le copilote.

Premières vues du ciel, où l’on remarque l’absence totale de végétation ; en fait, les seuls îlots de verdure que l’on peut voir dans le secteur sont situés dans la ville de Nazca et ne doivent leur salut qu’à une irrigation intensive.

Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Après seulement quelques minutes de vol, v’la-t’y pas que je commence à avoir envie de vomir, envie qui se concrétise quelques instants plus tard, et ce, malgré mon jeune matinal ! Évidemment, la compagnie aérienne a tout prévu et je dispose d’un superbe sac à vomi que je m’empresse de remplir de bile. Gé-nial !

Bon, à ma décharge, le pilote enchaîne les virées à droite et à gauche afin que tous les passagers puissent bien voir chaque figure (géoglyphe). Néanmoins, 40 minutes à vomir, c’est long…

1- Le cachalot (ou la baleine).

2- L’astronaute (ou le géant).

3- Le singe (93 m x 55 m).

4- Le chien (ou le jaguar).

5- Le colibri (50 m de long).

6- L’araignée (47 m de long).

7- Le condor (134 m de long).

8- Le perroquet.

9- Inconnu.

10- L’arbre (qualité moindre, car photo prise par Madame avec son téléphone).

11- Les triangles et autres formes géométriques (absolument parfaites).

Après 40 minutes de vol (et de souffrance, pour moi…), nous retournons à l’aéroport de Nazca.

Ici, on peut voir la Panamericana, l’autoroute qui traverse tout le continent américain, de l’Alaska, aux États-Unis, à la Terre de Feu, en Argentine.

Enfin, nous arrivons à Nazca. Notez la belle verdure, totalement artificielle.

En fin de compte, outre mon mal de l’air, ce fut une expérience inoubliable. On se sent à la fois tout petit et intrigué face à ces merveilles façonnées par l’Homme et dont tous les mystères n’ont pas encore été révélés. Si vous passez à Nazca, il faut absolument survoler ces mythiques lignes.

Il n’est même pas midi, mais ma séance de vomi intensive m’a complètement achevé. Nous devions explorer d’autres merveilles de la région (la nécropole de Chauchilla, les pyramides de Cahuachi et les aqueducs de Cantalloc), mais nous n’en aurons ni le temps ni la force.

Nous devons surtout prendre un autre bus à destination de Paracas, à 220 km de là. Nous y serons en soirée.

La suite, demain !

Un commentaire


  1. C’est absolument fascinant … mais que c’est sec en effet. Oui, j’ai su que tu avais été malade…

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