Mont Kinabalu, Bornéo (Malaisie) – Jour 2

La nuit a été très, très courte ! Levés à 2 heures du matin, ça fait mal… Surtout lorsque l’on n’a pas trop dormi !

Nous nous frottons les yeux, ingurgitons notre petit-déjeuner, et filons au rassemblement pour la montée finale. Malgré tout, il reste 2,7 km et 823 m de dénivelé jusqu’au sommet. Et à ces altitudes-là (3 300 à 4 100 m), c’est beaucoup…

Étant donné que la montée se fait de nuit, je n’ai malheureusement pas de photos de cette partie. Il n’y a que de la roche brute et aucune végétation. La seule lumière qui éclaire cette nuit froide est la colonne de grimpeurs qui se suivent lentement, pas à pas. On dirait une guirlande de Noël…

Ce que l’on peut dire, c’est que l’ascension finale est très rude. Durant presque toute l’ascension, nous devons suivre la ligne de cordes. Cordes qui nous aident à monter et qui nous guident également ! Parfois, c’est quasiment de l’escalade. Paradoxalement, j’ai plus souffert du mal des montagnes que ma moitié, pourtant bien moins en forme que moi. En fait, j’étais juste très fatigué et n’arrivais à monter que très lentement. Pas de maux de tête et encore moins de vomissements, mais une incapacité à accélérer. Heureusement, ça s’est assez vite calmé et j’ai retrouvé la forme un peu avant d’atteindre le sommet.

Après un peu moins de trois heures – admirez la moyenne ! -, nous arrivons au sommet, peu avant le lever du Soleil (comme prévu). Nous avons de la chance, le ciel est relativement dégagé. Il fait froid (je dirais pas loin de 0 °C) et, comme sur tous les hauts sommets, il y a du vent. Disons que les gants achetés pour l’occasion ne sont pas de trop !

Nous vous donnons bien le bonjour du sommet du mont Kinabalu, toit de l’Asie du Sud-Est (4 095,2 m) !

Quelques cimes embrumées…

Brumes qui se dissipent quelque peu…

… et laissent apparaître cette fameuse pointe !

On aperçoit les cordes qui nous ont guidés pour la montée.

Les paysages sont magiques ! Nous restons au sommet et dans ses environs immédiats durant une bonne heure.

Puis nous redescendons tranquillement, toujours avec notre fidèle guide qui veille sur nous.

Et là, rencontre incroyable… avec une cabine téléphonique ! 😀

À 3 800 m d’altitude environ…

En bas, on aperçoit le refuge de Laban Rata (3 272 m), d’où nous sommes partis cette nuit. Au second plan, c’est le départ de l’ascension (1 866 m).

Nous passons devant le refuge, désert cette fois.

Et voici une dernière photo de la descente… Descente qui fut interminable et épuisante. Traumatisante même, pour les cuisses et surtout les genoux !

Arrivés en bas, nous patientons quelques minutes heures devant l’arrêt de bus ; bus qui nous emmène à l’aéroport de Kota Kinabalu. De là, nous prenons un vol pour Sandakan.

Et c’est ici que se termine cette journée épuisante, mais ô combien mémorable !

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