Ginkaku-ji, Kyoto (Japon)

Après le marché Nishiki, nous poursuivons notre journée – la dernière – avec la visite de l’un des temples les plus connus de Kyoto : le Ginkaku-ji, surnommé le Pavillon d’Argent.

Il est situé dans le nord-est de la ville, au bout du fameux « chemin de la philosophie » (tetsugaku no michi) dont nous reparlerons plus loin.

La pluie redouble. Mais les Japonais, habitués à la pluie, gardent la classe en toutes circonstances…

C’est tout de même tristounet quand il fait gris et qu’il pleut…

Voici le plan du Ginkaku-ji, un temple bouddhique zen. La balade s’annonce intéressante malgré le mauvais temps.

L’entrée du temple coûte 500 ¥. Malgré la pluie, il y a beaucoup de monde.

Voici le fameux Pavillon d’Argent. Il fut construit en 1482.

Le tas de sable censé représenter le mont Fuji.

Le jardin de sable, quelque peu éprouvé par les fortes pluies du jour…

Nous passons ensuite à la visite du jardin. Il se forme une véritable file indienne de parapluies et il faut être patient pour pouvoir prendre des photos correctes.

Mais que c’est beau !

Le ballet des parapluies se poursuit tranquillement au milieu de ce très beau jardin. Les mousses sont très bien entretenues, ce qui est presque un pléonasme dans un jardin japonais.

Malgré l’horizon bouché, une belle vue sur le temple et une partie de la ville de Kyoto.

Les couleurs des arbres sont déjà sur le déclin.

Nous en avons fini avec la visite du Ginkaku-ji. Même sous la pluie et malgré le monde, cela en valait la peine.

Ensuite, nous empruntons le « chemin de la philosophie », que j’ai évoqué au début de cet article.

Ce sentier, qui longe le canal ci-dessus, tire son nom du philosophe japonais Kitaro Nishida qui l’empruntait chaque jour pour méditer et rejoindre l’université de Kyoto (où il a fondé l’École de Kyoto).

En cette saison, et d’autant plus avec cette pluie, ce sentier n’a que peu d’intérêt. C’est au printemps, début avril, qu’il attire une foule monstre venue admirer les cerisiers en fleurs (sakura) qui le bordent.

Le « chemin de la philosophie » s’étire sur 2 km et relie plusieurs temples, dont le Ginkaku-ji que nous venons de visiter. On y trouve également beaucoup de cafés et de boutiques, ce qui rend la balade agréable. Bon, aujourd’hui, la pluie (forte) a un peu gâché la fête, mais nous n’en ferons pas une histoire.

La promenade se termine comme elle avait commencé : sous la pluie, qui ne nous aura décidément pas lâchés de la journée !

Pour terminer la journée, nous nous réfugions à la gare de Kyoto. C’est vrai que l’on ne s’en lasse pas…

Dans moins d’un mois, c’est Noël. Tout au long de notre voyage, nous avons vu que les Japonais n’étaient pas en retard concernant les décorations. L’ambiance est bon enfant mais, comme souvent au Japon, il y a du monde !

Et quelle est la musique qui passait à ce moment-là ?

« Merry Christmas Mr. Lawrence », de Ryuichi Sakamoto.

Un artiste que j’ai découvert il y a plus de 20 ans. Magique.

Ce soir, nous mangerons dans notre « cantine » préférée. On s’en mettra plein la panse. Nous passerons notre dernière soirée à Kyoto ; notre dernière soirée au Japon.

Demain, déjà, il sera temps de rentrer, des étoiles plein les yeux. Nous repartirons de Osaka, avec des escales à Tokyo, Atlanta et New York. L’arrivée à Québec aura beau être le même jour que notre jour de départ (par le jeu du décalage horaire), le voyage de retour sera très long… Merci à United Airlines d’avoir changé notre itinéraire de retour (3 escales au lieu d’une seule !). Ceux-là, je m’en souviendrai !

Question souvenirs, disons que l’on s’est fait plaisir…

Le Japon, ce fut une véritable claque pour nous deux. Un enchantement pour les papilles. Les Japonais, un peuple si aimable, courtois, élégant et respectueux des traditions et des règles. Un voyage à la fois dans le futur et dans le passé (comprenne qui pourra).

En bref, tout ce que nous aimons, sans pour autant idéaliser ce pays. Car, ne l’oublions pas – et nous sommes bien placés pour en parler –, il y a une différence fondamentale entre faire du tourisme dans un pays et y vivre à plein temps.

Cela étant, nous reviendrons très probablement au Japon dans un futur proche. Pourquoi ? Eh bien parce que ce pays réunit la plupart des choses que nous aimons et qui ont disparu (ou presque) des grands pays occidentaux tels que la France ou le Canada. Je n’en dirai pas plus.

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