Wells Gray Provincial Park, Colombie-Britannique (Canada) – 1re partie

Notre séjour dans la vallée de l’Okanagan terminé, nous prenons maintenant la direction du parc provincial Wells Gray, à 70 km au nord de Clearwater.

Une longue route nous attend avant d’y arriver. La partie située entre Kamloops et Clearwater est intéressante : on passe de la steppe à la forêt boréale, avec de jolis panoramas et des petits villages isolés. Malheureusement, pas de photos car nous roulions…

Nous nous arrêtons à Clearwater, dernière ville où se ravitailler avant de passer nos 3 jours et 2 nuits au camping du parc. C’est également la porte d’entrée du parc Wells Gray.

Peu après Clearwater, sur la route menant au camping, nous nous arrêtons une première fois pour admirer l’une des nombreuses chutes d’eau du parc, j’ai nommé Spahats Creek Falls.

Il n’y a que cinq minutes de marche pour atteindre le point de vue. Et il n’y a personne.

Et voilà la bête ! 75 m de haut. Majestueuse.

Vue sur la vallée opposée. On a beau être en plein mois de juillet, il ne fait vraiment pas beau. Il fait même frais.

Nous reprenons ensuite la route de Clearwater Lake ; c’est là que se trouve notre camping.

Un peu avant d’arriver, une voiture ralentit devant nous et que voyons-nous sur la droite de la route ? Un ours !

Est-ce un grizzly ou un ours noir [qui n’est pas toujours noir] ? La question reste entière. Toutes les personnes à qui j’ai montré ces photos ne sont pas d’accord…

Toujours est-il que la rencontre fut chargée en émotions ! Nous avons pu l’admirer durant plusieurs minutes avant qu’il s’en aille dans la forêt, dévoré par les moustiques.

Nous arrivons au camping en fin de journée, dans la fraîcheur et sous la pluie. On est vraiment chanceux, y’a pas à dire !

La nuit fut très pluvieuse mais notre nouvelle tente a passé le test d’étanchéité avec succès. En revanche, le nombre de moustiques est ahurissant ! Même en Asie du Sud-Est, nous n’en avions jamais vus autant… Un véritable cauchemar.

Le lendemain matin, nous partons en balade le long du lac Clearwater. Il fait toujours frais et il pleut faiblement. Nous sommes tout de même à 700 m d’altitude par 52°N.

Le « café », qui sert aussi de lieu de location de kayaks et canoës.

Vous les voyez, les moustiques ? Ils sont là ! Ils sont des milliers ! 😀

Ah, cela ne manque pas de sources d’humidité ici ! Et contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, les moustiques aiment d’abord et avant tout l’humidité, avant la chaleur. Le nord du Canada est un enfer de moustiques… N’y allez jamais en été !

Oups ! un bout de ciel bleu…

Après cette petite balade et la pause repas, nous repartons en vadrouille, alors que le soleil daigne se montrer plus généreusement… L’objectif est Osprey Viewpoint, sur le Chain Meadows Loop Trail.

Le sentier n’a que peu d’intérêt en lui-même ; seule la vue vaut le détour. Voici néanmoins quelques photos de cette montée, courte mais avec une bonne pente sur la fin.

Finalement, la vue sur la rivière Clearwater depuis le point de vue (876 m).

En somme, ce fut une belle petite balade. On aurait aimé faire plus long et continuer, mais on avait d’autres plans pour l’après-midi. Ce sera à suivre dans le prochain article. 😉

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4 réponses

  1. Jean dit :

    Pour l’ours, il n’y a aucun doute possible; c’est un ours noir…pas de bosse sur le dos au niveau des épaules, oreilles longues et profil de la figure en ligne droite. Si c’était un grizzly, il aurait une bosse sur le dos au niveau des épaules, ses oreilles seraient courtes et arrondies et le profil de sa figure serait courbé comme une assiette.
    https://www.pc.gc.ca/en/pn-np/mtn/ours-bears/generaux-basics

    Les ours noirs sont aussi beaucoup plus nombreux que les grizzly alors les probabilités de voir un grizzly au canada sont faibles. Au canada, il y a 25000 grizzly répartis au yukon, CB et alberta tandis qu’on estime à 120000-160000 le nombre d’ours noirs en CB seulement.

    Tu as raison pour les ours noirs en disant qu’ils peuvent être brun mais tu ignores sans doute qu’une sous espèce d’ours noir (kermode bear) a la particularité d’avoir un gène mutant récessif qui rend BLANC cet ours noir lorsqu’il possède la paire de gènes mutants récessifs. Selon les lois de la génétique, 2 ours noirs possédant chacun le gène mutant récessif engendreront 1 ourson sur 4 qui possédera la paire et sera par conséquent blanc. Cette espèce très rare ne se voit que dans une petite région isolée de la CB.
    https://en.wikipedia.org/wiki/Kermode_bear

    • Ty dit :

      Oui, à bien y regarder, c’est un ours noir… qui n’est pas noir !
      Pour le reste, je savais tout ça, même pour l’ours Kermode (je vis à Vancouver tout de même). Il est même sur nos plaques d’immatriculation. 😉 Il se trouve principalement dans la forêt du Grand Ours, sur la côte centrale de la province.
      Des ours noirs, j’ai dû en voir une cinquantaine l’été dernier…

      • Jean dit :

        Oui il y en a beaucoup dans la banlieue et c’est très triste car cela signifie qu’ils perdent du territoire.

        J’ai lu en entier le blog de ton épouse (on tourne la page) et je vous trouve très courageux d’avoir entrepris cette aventure « périlleuse ».
        J’ai une soeur qui vit (ou plutôt survie) à Victoria depuis 1999 et le coût de la vie prohibitif a fini par faire éclater son couple vieux d’une vingtaine d’années.

        De mon côté, en 1999, j’ai essayé (sans succès) de m’établir à Mackenzie (200 km au nord de Prince Georges) pour le travail (je suis ingénieur) et c’est une chance que je n’ait pas eu le poste car quand il y a eu la crise dans les pâtes et papier, les 2 usines du village ont fermées et je me serais alors retrouvé sans emploi dans un trous perdu et avec une maison invendable. J’aurais perdu BEAUCOUP d’argent.

        Peu après, j’ai obtenu un poste bien rémunéré (2è salaire le plus élevé du département) à Hoquiam dans l’état de Washington mais une fois en poste j’ai découvert qu’on m’avait menti sur des points importants et qu’on m’avait même tendu un piège pour réduire mon salaire à court terme.
        Grâce à ma grande prudence avec les américains que je connais bien, je n’avais rien vendu ni rien déménagé alors j’ai pu quitter sans subir de dommage 1 semaine après mon entrée en fonction. L’employeur croyait m’avoir attrapé dans son piège mais c’est lui qui s’est piégé… et puis un an plus tard, ils ont fait faillite… alors j’y aurais goûté quand-même.

        Alors tu comprendras pourquoi je considère maintenant que l’ouest est trop périlleux pour s’y établir et même qu’il n’en vaut pas la peine à cause de son coût de la vie trop élevé et de sa qualité de la vie en chûte libre.

        Par contre, l’ouest demeure un endroit TRÈS JOLI qu’il faut ABSOLUMENT visiter en vacance ou pendant une année sabatique… mais surtout pas en s’y établissant car le travail va bouffer tous vos temps libres et le coût de la vie va bouffer toutes vos économies… et vous ne pourrez alors plus visiter cette belle province; la raison même pourquoi vous vous y êtes installés.

        Mais bon, peut-être que vous êtes plus chanceux que les autres et que ceci ne s’applique pas à vous… en tous cas, je vous le souhaite.

        • Ty dit :

          Tu es drôle… Tu crois que je ne t’ai pas reconnu ? Tu me prends pour un lapin de six semaines ?

          Alors sache que nous vivons très bien à Vancouver, que nous sommes déjà propriétaires et que nous passons notre temps à l’extérieur, à visiter les merveilles de cette province. En deux ans et demi, le nombre de randonnées que nous avons faites est incalculable ! Bref, ne t’inquiète pas pour nous. On est mille fois mieux qu’au Québec.

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